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Le Stade s’invite à la Fête !

By marketing | octobre 27, 2008

Ce match, comme tous les ans, débute une quinzaine de jours avant le coup de sifflet de l’arbitre.

Max Guazzini, le président « show bizz » du Stade Français et Guy Novès, le manager toulousain, expert en poker menteur, s’étaient en effet livrés à une belle partie sur le terrain médiatique : l’un reprochant au second de gâcher « sa » fête, l’autre expliquant que cette rencontre était un match de championnat comme les autres qu’il devrait gérer selon l’effectif qu’il aurait…

Rajoutez « Blanche de Castille », vieille connaissance du comte de Toulouse, pour récupérer le ballon du match et vous avez tous les ingrédients pour faire une belle « mayonnaise ».

Sauf que cette fois-ci, le Stade Toulousain alignait treize internationaux au moment du coup d’envoi et que les rares absents (Kelleher, Médard, Sowerby, Pelous, Servat) étaient plutôt bien remplacés ; Elissalde, Maka, Poitrenaud, Milo-Chluski, tous internationaux, ne pouvant être considérés comme des joueurs « bis »…

 

Et l’entame de match montra que les rouges et noirs avaient l’intention de rappeler à leurs hôtes du jour qu’ils étaient bien les champions en titre.

Dominateurs et menant rapidement 6 à 0 et échouant à deux mètres de la ligne sur un contre de Donguy, les toulousains se faisaient surprendre sur la seule occasion des parisiens qui marquaient un essai par Arias (7 – 6 à la 15e).

Les toulousains ne désunissaient pas pour autant, maintenant leur pressing et imposant leur jeu aux parisiens. La réaction des toulousains était immédiate puisque sur le coup d’envoi, Skréla récupérait le ballon, tentait un drop qui, contré, atterrissait dans les bras d’Elissalde qui marquait. Mais l’essai était refusé après arbitrage vidéo (à trente mètres de la ligne d’essai !) et un avant d’Albacete… Ce n’était que partie remise puisque 5 minutes plus tard, à la suite d’un coup de pied à suivre de Skréla, Donguy à la lutte avec Beauxis volleyait le ballon pour son arrière, Poitrenaud, qui marquait le premier essai stadiste (13 – 7).

Et la main mise des toulousains allait de nouveau être récompensée 5 minutes plus tard au sortir d’une mêlée : Maka, Elissalde, Heymans et Jauzion jouaient à la perfection le coup pour le second essai des hommes de Novès, portant le score à 20 à 7 à la 26e minute de jeu !

Le match était (déjà) joué !

Pire encore, les parisiens perdaient Hernandez, leur maître à jouer et Beauxis, leur butteur ratait deux pénalités en bonne position.

La mi-temps était sifflée sur le score logique de 20 à 10 pour Toulouse.

 

La seconde partie du match allait baisser d’intensité, les toulousains se contentant de défendre leur avantage et profitant des nombreuses fautes au sol locales pour faire évoluer le tableau d’affichage (deux pénalités d’Elissalde à la 51é et 57e minute).

Le Stade se permettait de gérer la partie et son effectif et aurait pu même inscrire un troisème essai en toute fin de match sur un contre parti de son camp.

 

Victoire finale des champions de France, 26 à 13 et fin de série pour des parisiens invaincus toutes compétitions confondues.

Guy Novès peut jubiler ; son équipe a retrouvé son niveau de fin d’année et livré son meilleur match depuis le début de la saison au moment opportun.

Quant à Max Guazzini, les lendemains de fête ne ressemblent plus …